C'étaient nos meilleures années de nous deux. Voir les moissons se faire avec les premières moissonneuses-batteuses dans les champs. Nous avons vu aussi les moissonneuses batteuses en grange. Elles s'étaient actionné par un tracteur diesel avec une courroie vrillée. avant le démarrage du tracteur, il était chauffé au gaz pendant quelques minutes dans le réchauffeur spécial sur le tracteur. La mise en route du tracteur était avec un grand volant à inertie. Ils descendaient les gerbes de blé du grenier à moisson et plusieurs hommes relayaient les gerbes pour la placer dans la moissonneuse. Quelle poussière, on ne voyait plus, il fallait porter un mouchoir mouillé sur le nez et la bouche, pour ne pas respirer ces poussières. Les moissons, lorsqu'elles furent dans les champs, il y avait moins de poussière et de travail.
Le matin, après la traite et d'avoir emporté les bidons à la fruitière, nous emmenions les vaches en champs jusqu'à la traite du soir. Elles restaient la nuit dans les écuries. Le soir était très frais à plus de 600 mètres d'altitude.
La cueillette de mûres sauvages et noisettes sauvages. Des seaux remplis, ma grand-mère fessait de la gelée de mûres, c'était délicieux (j'en fais aussi pendant la saison des mûres). Les noisette étaient en cachette, elles séchaient tout l'automne et l'hiver. Nous les mangions sèches et délicieuses.
Nous gardions aussi les génisses aux champs toute la journée, avec un casse-croûte que ma grand-mère préparait. Je n'aimais pas trop, nous étions seuls, avec la chienne bergère qui était fantastique pour mener le troupeau, un ordre et mordait le mollet des génisses qui ne suivaient pas.
À cette époque, la neige tombait de plus 1,50 mètre et nous fessions de la luge, à avoir des engelures aux mains et mouillés par la fonte de la neige sur nous. Les températures descendaient à moins 30 la nuit. Les vitres de notre chambre avaient 1 cm de glace. Mais nous dormions très bien, mieux que dans une chambre tempérée.